Fanabriques

Presse - Les membres

Liste des articles

Femme Actuelle Le Mag

1

FEMACTU.jpg

Retrouvez l'article en suivant ce LIEN

Fabriquer un parc d'attraction, créer un pont suffisamment résistant à des charges extrêmes… les participants à l'émission Lego Masters ne sont pas au bout de leur peine. L'émission de M6 qui arrive sur les écrans le 23 décembre met la lumière sur ces passionnés de la brique. Car les adultes représentent 20% des consommateurs de Lego. Et selon l'étude Play Well, menée par le fabricant à l'été 2020, 29% des Français de plus de 18 ans jouent avec des briques. 69% estiment que le jeu améliore la motricité cérébrale, 65% qu'il développe leur créativité. Et pour 65% d'entre eux, c'est aussi un moyen d'évacuer le stress du quotidien. Parmi ces passionnés, il n'y a pas que des hommes ! Par le biais de leurs enfants, de leurs neveux, de leur mari, ou par la redécouverte de bacs enfouis au grenier, des femmes sont (re)tombées dans l'univers Lego. Huit adultes fans de la marque racontent comment ils vivent cette passion au quotidien.

"Les Lego m'ont aidé après un cancer" - Béatrice, 43 ans
Quand j'étais petite, je préférais jouer au Lego plutôt qu'à la poupée. Puis j'ai arrêté en grandissant. Quand j'ai offert une boîte de Lego à mon neveu, je me suis dit "Et pourquoi pas moi ?" Après un cancer, j'avais été très affaiblie par les traitements. En construisant des Lego, j'ai retrouvé de la dextérité dans les doigts alors que la chimiothérapie m'avait fait perdre de la sensibilité. Pendant cette activité, je m'évade, je fais fonctionner mon imaginaire. Toutes ces briques de couleur ont un effet anti-stress.
Mon neveu avait à peine 6 ans quand il a voulu faire ses propres créations. Personnages de Starwars, scènes de film, on s'y est mis ensemble. On a commencé à faire des expositions. Le président de l’association Fanabriques, Thierry Meyer, nous a suggéré avec mes amis de nous mettre au Lego Friends pour faire des constructions plus girly, le monde des Lego étant très masculin. Mon entourage, conscient de mes qualités créatives, n'a pas été surpris par cette passion. En période de construction, je peux passer 10h à 12h sur mes créations. Parfois, je les visualise dans ma tête, parfois je les crée avec un logiciel spécifique. Cela m'arrive de partir d'une seule brique. Face à un spécimen arrondi que j'avais commandée par erreur, j'ai imaginé un auvent puis une gare Lego Friends. Cette activité m'a rapproché de mon neveu. On a fait plusieurs expositions ensemble. De nature introverti, cette activité l'a ouvert. C'est une fierté pour lui de voir les gens admirer son travail et s'étonner qu'un enfant en soit l'auteur.

"Je suis passée de la sculpture aux Lego" - Marguerite, 26 ans, artiste plasticienne et candidate de l'émission Lego Masters
Depuis toute petite, je suis passionnée de sculpture. Dans mon enfance, les balades dans la nature étaient l'occasion pour moi de créer avec quelques bouts de bois. Je ne m'intéressais pas au Lego, avant que Renaud, un ami que j'ai rencontré aux Beaux-Arts et mon binôme dans l'émission, ne me les fasse redécouvrir. Nous avions un projet de sculpture ensemble. Lui s'était remis au Lego, une passion ressortie du fin fond de son enfance et il m'a proposé d'essayer. J'aime me lancer des challenges en changeant de matériau. Ma créativité m'autorise toutes les libertés, j'ai aimé m'affranchir des codes du lego, sortir des assemblages classiques et faire des créations étonnantes. C'est moins instinctif que la terre mais c'est un matériau basique et universel. Utiliser les Lego m'a semblé être une façon de mettre un peu de légèreté dans un monde pesant. Pendant l'émission, on a toujours essayé de se poser des questions à l'envers, créer des formes hybrides, fabriquer des ronds avec des briques… Créer à deux, ça casse l'image du jeu solitaire du pratiquant seul dans son coin.

"Nous partageons cette passion en famille" - Johanna, 38 ans
Enfant, j'étais plutôt Playmobil et Barbie. Les jeux de construction ne m'attiraient pas. Quand mon fils a eu 2 ans, je cherchais une décoration de Noël originale et je suis tombée sur une photo d'une maison de Noël Lego postée par un ami. J'ai acheté cette boîte et à 28 ans, j'ai fait mon premier Lego. J'ai aimé me focaliser sur des petits détails. Devant mon intérêt, mon mari m'a offert un vaisseau spatial Starwars car je suis fan du film et on ne s'est plus arrêtés. Mes préférés : la Statue de la liberté, l'Empire State Building… la construction de bâtiments qui nécessite un travail de minutie. Avec mon mari, nous avons chacun notre spécialité : j'imagine et lui s'occupe de la technique. Nous achetons des Lego en grand nombre pour réaliser nos créations. Quand on prépare une exposition, toute la famille s'y met. On confie aux enfants des tâches un peu répétitives et ils ajoutent leur touche perso à la déco. La seule différence, c'est qu'ils finissent par jouer en faisant des batailles Starwars avec les personnages, alors que c'est le montage qui m'intéresse. Cela nous permet de passer du temps ensemble tous les 4. Je remarque que mes enfants ont de bonnes notions de symétrie et de logique. Ils sont capables de rester calme deux heures pour monter des Lego. La création dont on est le plus fier : l'horloge de l'hôtel de ville de Hill Valley où est tournée la scène mythique de Retour vers le futur. Un éphéméride Lego trône sur mon bureau et mes collègues peuvent parfois être surpris de cette passion.

"Les adultes ne jouent pas aux Lego, ils créent" - Georg Schmitt, juré de l'émission Lego Masters et professionnel de la marque
Après avoir construit ma première caserne de pompier Lego à 4 ans, la passion ne m'a jamais quitté. Une fois passé par toutes les gammes de la marque, je me suis mis à faire des créations. Il y a une quinzaine d'année, alors que j'exerçais mon métier de policier, j'ai été repéré par la marque. Lego m'a proposé de faire partie du club restreint de leurs certifiés professionnels, pour créer des effets Waouh. On nous colle parfois l'image d'adultes qui jouent encore au Lego. Mais on ne joue pas, on crée. En tant que professionnel, j'aime inventer de grandes maquettes qui émerveillent le public. Ma plus belle réalisation : le vaisseau X-Wing de Starwars de 10 mètres sur 10, transporté dans les Alpes suisses, qui a demandé 1500 heures de travail. La brique offre des possibilités infinies. Ce que j'aime dans cette activité, c'est que l'on peut monter avec la notice, puis redémonter pour en faire totalement autre chose. En pratiquant cette activité, on se libère de son stress, de ses problèmes. J'espère que l'émission donnera envie aux familles de passer plus de temps ensemble, loin des écrans.

"J'ai rencontré ma compagne par les Lego" - Adeline, 36 ans
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré construire, détruire, refaire, imaginer… Ma première boîte ? La collection Fabuland. J'ai continué à pratiquer cette activité à l'âge adulte. J'aime donner libre court à mon imagination, créer un univers complet et découvrir de nouvelles façons de créer tous les jours ! Il n’y aucune limite dans le Lego, tout est possible ! Au début, ma famille me voyait comme une gamine qui ne voulait pas grandir. Petit à petit, ils ont compris que c’était une vraie passion et le fait de participer à des expositions, exposer ma collection de Fabuland au musée du jouet de Colmar a aidé à leur faire comprendre que c’était une passion comme une autre. J'ai rencontré ma compagne par le biais des Lego. Un jour alors que j’avais besoin de pièces pour un diorama (mise en scène), j’ai posté une annonce sur le groupe Facebook : la Team Afolette. Elle m'a répondu et nous avons convenu de nous rencontrer pour faire l’échange de pièces. Nous avons passé ensuite beaucoup de temps à discuter, à faire connaissance, autour des Lego et sans… On ne s'est jamais plus quittées. Cela fait 3 ans, et nous allons nous marier l’année prochaine. Pour l’anecdote, je n’ai jamais pu me résigner à utiliser ses pièces, elles sont toujours dans leur petit sachet zip. Lorsque nous préparons nos dioramas pour les expositions, nous nous entraidons si nous rencontrons des problèmes ou des pannes d’inspirations. Elle me canalise car j’ai tendance à m'éparpiller. Et je l’aide dans les techniques de construction.

"J'ai converti mon mari et mon fils" - Caroline, 41 ans
Je suis tombée dans la briquette dès ma plus jeune enfance grâce à mon parrain qui m’a offert mon 1er set Lego château-fort. Je me souviens de longues après-midi du mercredi passées à étaler tous les Lego sur le tapis du salon de mes parents tout en regardant le club Dorothée à la télé. Durant mon adolescence, je me suis un peu éloignée de cette passion. Elle est revenue lorsque mes parents ont fait le tri dans des affaires stockées au grenier. Ils m'ont demandé s'ils pouvaient se débarrasser des vieux Lego. J’ai fait le choix de les récupérer et j‘ai commencé à tous les remonter. J'ai reconstruit une base spatiale. Si elle m'avait parue énorme dans mon enfance, j'ai réalisé qu'elle n'était pas si gigantesque que ça. Avec la naissance de notre enfant Martin un an après, nous avons replongé dans le monde des jouets et donc forcément des Lego. En voyant ses deux parents passer du temps sur cette activité, notre fils s’y est instinctivement intéressé. Nous l'avons incité à aller dans cette voie plutôt que de passer des journées entières devant les écrans. Au fil des années, sa passion s’est affirmée et il est aujourd’hui acteur et parfois même moteur dans nos projets. Nous avons la chance de partager de bons moments notamment lors des expositions auxquelles nous participons en tant que visiteur ou qu’exposant, ou tout simplement en construisant des dioramas dans notre pièce dédiée. Nous dépensons entre 2 500€ et 3 000€ par an à notre passion. En cette période, nous avons construit notre rituel village de Noël. Chacun de nous à ses tâches : mon mari améliore le diorama et invente de nouveaux modèles, Martin gère la partie décoration et moi je construis les nouveaux sets qui viennent enrichir ce village. Ce sont des moments de partage précieux et dont Martin se souviendra longtemps.

"Un espace est dédié chez moi pour mes petits-enfants" - Noëlle, 62 ans
Jeune grand-mère de deux charmants petits-enfants de 8 ans et 12 ans, j'ai découvert l'univers du Lego par l'intermédiaire de mon gendre, membre de longue date d'un club de fans. Ses enfants sont vite devenus des mordus dès leur jeune âge. Mon travail à temps partiel me permet de m'occuper d'eux depuis leur naissance. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à acheter leurs premières boîtes, et les miennes ! Je me suis intéressée aux modèles City, Technic puis Architecture. Chez moi, un espace Lego est réservé à mes petits-enfants où ils peuvent construire, recréer, inventer de nouveaux modèles, bref laisser libre cours à leur créativité... Tout en étant reposante, cette activité demande de la logique mais le résultat est une réelle satisfaction. Membre du club Fanabriques, j'ai organisé une journée dans un foyer d'enfants. Quel plaisir d'observer leurs yeux émerveillés !

"Les Lego aident nos enfants à se concentrer" - Aurélie, 40 ans
Petite, je jouais avec ma sœur aux Barbie, aux poupons, aux jeux de société. J'ai découvert les Lego par mon mari. Lors du déménagement de ses parents, nous avons récupéré les briques auxquelles il jouait enfant. C'est là que j'ai découvert les réseaux ferroviaires des années 1980 ! Mon mari s'est mis à fureter sur les sites de petites annonces pour compléter ce qui lui manquait. Nous avons la chance d'avoir une salle où mon mari monte ses Legos. Notre fils, qui a aujourd'hui 12 ans, a vite été attiré par cet univers, et notre fille a suivi le pas. Dans notre salle dédiée au Lego, un grand plan de travail est disponible pour concevoir les créations. Chacun est libre d'y venir… sauf le chat ! Nous participons à des expositions. Les idées viennent de longues discussion avec les enfants. Nos thèmes de prédilection : la ville, la plage, les monstres. Notre marque de fabrique est de toujours intégrer un circuit ferroviaire de 12 volts, un modèle vintage qui n'existe plus. Notre entourage a bien compris que le Lego nous permet de nous rassembler et surtout de poser nos enfants. Ceux-ci ayant des soucis de concentration, c'est agréable de partager ses moments calmes. Pour ma part, la construction est un véritable moment de détente.

Lego Masters, mercredi 23 décembre à 21h05 sur M6
Merci aux associations Fanabriques et Brick-à-Brack pour leur aide

 

Invité

il ne sera pas diffusée et sert uniquement pour le modérateur)

guy@straumann.me

27/12/2020 20h10
merci

D.N.A Fana/COVID

1

artdn2010a.jpg

Invité

il ne sera pas diffusée et sert uniquement pour le modérateur)

guy@straumann.me

22/10/2020 13h00
sympa l'article !

Les bons tuyaux de Guy

0

Heu, Guy, les bons tuyaux c'est chez Emmaus ?

artdn20gm.jpg

Invité

il ne sera pas diffusée et sert uniquement pour le modérateur)

D.N.A Les activités pendant la période COVID

0

artdn250620.jpg

Invité

il ne sera pas diffusée et sert uniquement pour le modérateur)

Briques Mag - Le n°3 est sorti

2

Briques Mag, la "nouvelle" revue des Afols est en kiosque.

Plein d'infos sur notre passion et 8 pages sur notre association.

Merci à Benoit pour la rédaction des infos et réponses aux questions du journaliste.

Merci à Briques Mag pour cette chouette fenêtre sur nos activités.
Biensur les projets et commentaires sont écrits et mis sous presse avant nos décisions liées au covid19

bmagmars20.jpg

Invité

il ne sera pas diffusée et sert uniquement pour le modérateur)

guy@straumann.me

18/03/2020 20h11
reçu ce jour ! hâte de le lire ...

soizic

17/03/2020 23h02
Bel article, bravo Benoît ! Nous avons dévoré le numéro 3, comme les 2 premiers, mais un peu plus parce que c'était "nous" dedans ! Prenez soin de vous et à très bientôt.